Institut des Frères Maristes

Historique

LES ORIGINES …

L’école Saint-Joseph voit le jour en 1879 suite à une loi promulguée lors de cette même année et qui entendait supprimer l’enseignement religieux dans les écoles officielles. Au début, il s’agit uniquement d’une école primaire. Cette nouvelle école est alors installée dans un bâtiment construit en 1872 et qui se situe le long d’un sentier auquel on donnera par la suite le nom de Rue des Etudiants.
Les 4 classes du début s’avèrent très vite insuffisantes ; grâce à la générosité de quelques familles catholiques mouscronnoises, six classes supplémentaires sont construites en 1888. Pour assumer la charge de celles-ci, la direction de l’époque se met à la recherche de nouveaux instituteurs et a alors l’ingénieuse idée de faire appel aux Frères maristes. Trois d’entre eux débarquent à Mouscron en 1888. Peu à peu, les instituteurs laïcs sont remplacés par des Frères.

En 1900 débute la construction du « patronage » (ancienne salle du patro) et de la chapelle (ancien foyer de l’Amicale) aujourd’hui détruits et remplacés par le nouveau bâtiment. En 1910, la nouvelle maison des Frères est érigée face à la rue Saint-Joseph.

En 1913, les bases de l’Amicale des Anciens élèves sont jetées et cet événement correspond aux 25 années de présence des Frères à Mouscron. En 1948, elle organise la toute première fancy-fair qui connaît aujourd’hui encore, lors du dernier week-end de juin, un immense succès.

Aux alentours de 1942, la section néerlandaise de l’école primaire voit le jour.

En 1958, il est décidé de transformer le 4e degré en section secondaire inférieure avec une option davantage orientée vers le commerce : c’est ainsi, d’une certaine façon, que la section secondaire vient de naître.

LES DEBUTS DE LA SECTION COMMERCIALE

A la rentrée de l’année scolaire 1958-59, les Frères, appuyés par l’Amicale, se lancent dans l’aventure de la création du secondaire. Pour être plus précis, on parlait à l’époque d’un cycle secondaire. L’avenir montrera qu’une nouvelle école, sœur de l’école primaire, était ainsi portée sur les fonts baptismaux : depuis de très nombreuses années, en effet, l’Institut Saint-Joseph possédait un quatrième degré, le prolongement naturel de l’école primaire ; les 7e, 8e et 9e années préparaient les jeunes à la vie active et c’est ce « 4e degré » qui sera transformé plus tard en un cycle inférieur d’études commerciales sous la direction du Frère Léon Gonzague.

On construit, pour la rentrée de 1959-60, le long de la rue des Étudiants, un nouveau bâtiment, occupé aujourd’hui essentiellement par la section primaire.

La section commerciale connaît, dès sa création, un prodigieux succès : en 1959, elle compte 122 élèves (6 classes), en 1960, 168 (7 classes) et en 1961, 195 (9 classes).

En septembre 1963 s’ouvre la première année du cycle supérieur et le Frère Athanase est désigné comme directeur. En janvier 1965, le Frère Jean-Alexis prend le flambeau comme 3e directeur de l’école secondaire. C’est durant sa direction et sous son impulsion, avec l’aide de la Congrégation et le soutien de l’Amicale, qu’est entreprise la construction d’un tout nouveau bloc scolaire doté d’une salle de gymnastique moderne, d’un laboratoire de chimie et d’un auditoire de physique (actuel bâtiment 5) : il sera inauguré solennellement le 24 septembre 1972.

En 1976, le Frère Jean Coumans succède au Frère Jean-Alexis comme 4e directeur du secondaire et ce, pour une durée assez exceptionnelle de dix-sept années.

LE RENOVE, LA MIXITE ET LA RATIONNALISATION

Dès septembre 1979, l’enseignement secondaire libre de Mouscron entre dans l’enseignement rénové et dans la mixité (en 1981). Le rénové bouleverse l’organisation des écoles et plus particulièrement celle du premier degré. Les deux premières années de formation commune doivent en effet être identiques dans toutes les écoles.

Ensuite, la loi de rationnalisation de l’enseignement secondaire oblige tout l’enseignement secondaire de Mouscron à se restructurer : le Collège Saint-Joseph et l’Institut des Dames de Marie se sont ainsi regroupés sous le nom de Collège Sainte-Marie ; les Instituts Saint-Charles de Luingne et de Dottignies ont fusionné tandis que notre école secondaire a uni son destin avec celui de l’Institut du Sacré-Cœur. Cette nouvelle entité pédagogique va prendre un temps le nom de « Institut Saint-Jean ».

Cette fusion sera suivie d’une scission pour créer deux écoles distinctes et autonomes : une école du premier degré, l’Institut du Sacré-Cœur, qui reprend le premier degré de notre école et une école organisant les 2e et 3e degrés et qui portera durant quelques années le nom d’Institut Saint-Jean pour prendre ensuite l’appellation officielle et définitive d’Institut des Frères Maristes au niveau de la section secondaire. Cette « restructuration » permettra à l’école d’ouvrir son enseignement aux options scientifiques de la filière « générale » (math-sciences et langues-sciences). Les premiers rhétoriciens proclamés sortiront des Frères Maristes en 1985.

Simultanément, notre école est une des premières à Mouscron à intégrer l’informatique dans les grilles-horaires de tous les élèves ; ainsi, en 1985, dans le cadre de la section commerciale, une option « gestion et informatique » est ouverte en technique de qualification.

Des projets ambitieux de construction, tels le bâtiment qui se situe entre les 2 cours avec sa salle de sport, des locaux destinés aux classes néerlandophones primaires et un local polyvalent, datent de 1985 (l’inauguration a lieu le 15 juin).

La situation administrative de nos écoles durant une partie de la décennie 80 est particulièrement compliquée à gérer, notre école secondaire faisant alors partie du pouvoir organisateur Saint-Paul qui comprend également le Collège Sainte-Marie et l’Institut du Sacré-Cœur alors que notre école primaire dispose de son propre pouvoir organisateur.

En 1987, le pouvoir organisateur actuel se crée sous l’appellation «Communauté éducative des Frères Maristes» et gère le primaire francophone, le primaire néerlandophone et le secondaire.

La population scolaire dans le secondaire est, en septembre 1986, de 211 élèves.

Les années 1989 et 1990 seront marquées par la communautarisation de l’enseignement et les grandes grèves.

UN PREMIER DIRECTEUR LAIC ET DE NOUVELLES RATIONNALISATIONS

L’année scolaire 1992-1993 voit un changement de direction : André Priem, professeur de mathématiques, est choisi par le pouvoir organisateur pour succéder au Frère Jean Coumans dès le début du deuxième trimestre, soit en janvier 1993. Il devient ainsi le 5e directeur du secondaire et le 1er directeur laïc. Le décret Di Rupo soumet le nouveau directeur, dès les premiers mois, à de nouvelles grilles-horaires et à de nouveaux modes de calcul des heures attribuées, décret qui fera perdre plus de 2000 emplois en Belgique francophone sans que l’école ne soit trop touchée.

Les décrets Onkelinx de 1995 et 1996 vont par contre se révéler plus délicats à gérer :
fin juillet 1995, forte de son excellente réputation dans la région et alors que la population scolaire est en forte progression (l’école vient d’augmenter, deux années de suite, de plus de 10 % son nombre d’élèves de l’année précédente, atteignant ainsi 323 élèves en janvier 95), un décret signale que toute école constituée d’un 2e et d’un 3e degrés n’atteignant par le nombre de 350 élèves le 1er octobre 1995 devra soit fusionner, soit se restructurer.  L’école « se sauve » néanmoins de justesse avec un nombre de 354 élèves au 1er octobre 1995.

Dès le début de l’année 1995, le manque de places et de locaux incitent le Pouvoir Organisateur à aménager 4 classes dans le bâtiment « Abita » situé de l’autre côté de la rue des Étudiants. En février 1996, de longues grèves marquent fortement l’enseignement secondaire suite à un nouveau décret Onkelinx appelé « décret-NTPP » entraînant la suppression de près de 3000 postes d’enseignants. Par bonheur, l’école est moins touchée par cette mesure que les autres du fait de la croissance significative de sa population scolaire (augmentation de 22% avec 432 élèves).

LE DEPART DES FRERES, DE NOUVELLES OPTIONS ET UN BATIMENT TOUT NEUF

Durant l’année scolaire 1996-1997, le Frère Édouard, provincial des Frères Maristes de Belgique, décide de mettre fin à la présence des Frères à Mouscron dès le mois d’août 1997. Une journée de commémoration se déroulera le 7 juin 1997 afin de remercier les Frères pour leur action au service de l’enseignement dans notre école et pour l’esprit « mariste » qu’ils ont réussi à inculquer à toute la communauté éducative de l’école.

L’exiguïté des lieux sur lesquels l’école s’est construite à ses origines ainsi que la croissance de la population scolaire incitent le Pouvoir Organisateur à résoudre le manque criant de locaux en entamant les travaux de construction de dix nouvelles classes et d’une salle d’escalade (prévue à l’origine pour devenir une salle polyvalente) dans les bâtiments de l’ancienne entreprise Decomo, contigüe à la cour du secondaire. Les travaux démarrent en octobre 1997 et se terminent juste à temps pour la rentrée 1998. L’inauguration aura lieu le 4 juin 1999 dans la nouvelle salle d’escalade.

En septembre 1998, le secondaire héberge 515 élèves avec une nouvelle augmentation de 11 %. L’essor prodigieux de l’informatique, particulièrement dans les sections commerciales, exigera de nouveaux espaces supplémentaires.

Le 18 avril 1999, Marcellin Champagnat, fondateur de l’ordre des Frères Maristes est canonisé par le pape Jean-Paul II.

Septembre 1999 est marqué par la création dans l’école du centre cybermédia. Une personne-ressource est désignée et l’Institut des Frères Maristes devient école-pilote à partir de septembre 2000 par la création d’une nouvelle option en 5e technique de qualification : l’option « Technicien(ne) de Bureau », autrefois organisée à l’Institut Saint-Charles de Luingne sous le nom « Secrétariat-Bureautique » : 13 élèves s’y inscrivent cette année-là.

Depuis lors, la population évolue positivement et la réputation de cette option est égale à l’option « jumelle » : « Technicien(ne) en Comptabilité » (anciennement appelée « Comptabilité et informatique de gestion »).

A la rentrée 2001, de nouvelles grilles-horaires sont imposées dans l’enseignement général et l’espagnol est programmé en option de base dès la rentrée 2002 (l’allemand, d’abord activité complémentaire, deviendra option de base en septembre 2008). Ces années sont marquées par l’introduction de nouveaux programmes, dans toutes les disciplines, basés sur les socles de compétence à la fin du deuxième degré, sur les compétences terminales en fin de troisième degré et sur les profils de qualification et de formation en technique de qualification (Décret Mission de 1997).

Depuis septembre 2003, il est possible aux élèves de l’école d’avoir du latin dans leur grille-horaire à raison de 3 heures semaine de la 3e à la 6e année.

Durant de nombreuses années, l’école continuera de croître, petit à petit, sous l’impulsion d’un directeur et d’un corps professoral dynamiques et compétents. En septembre 2007, l’immersion fait son apparition en secondaire dans la continuité du projet lancé en primaire et poursuivi au 1er degré secondaire de l’Institut du Sacré-Cœur. En 2012, André Priem quitte ses fonctions après 20 années d’une direction qui aura transformé le profil de l’école de manière pour le moins spectaculaire en doublant quasiment le nombre d’élèves durant son mandat.

UNE NOUVELLE DIRECTRICE, UNE ECOLE QUI SE TRANSFORME …

En septembre 2012, une nouvelle direction est choisie par le Pouvoir organisateur : il s’agit d’une Directrice, la 1ère de notre établissement, Madame Sylvie Demeersseman qui réussira, par un travail de qualité et une énergie incontestable, à accompagner l’évolution et l’évaluation des apprentissages, à organiser l’école de manière toujours plus rationnelle, plus efficace, et à mettre en place, avec l’appui du Pouvoir Organisateur, l’édification d’un nouveau projet d’envergure : un bâtiment comprenant 12 nouvelles classes, un labo de physique, un local pour l’accueil digne de ce nom, une salle des professeurs flambant neuve ainsi que de nouveaux bureaux administratifs sans oublier la construction d’un nouveau hall sportif de l’autre côté de la rue des Etudiants. Elle sera accompagnée dans son travail par une Directrice adjointe (nouveau poste dans l’école suite à l’augmentation de la population scolaire dépassant un nombre de 600 élèves),  Madame Charlotte Cantaert (durant 2 années à partir de septembre 2013) et de Madame Hélène Miot (à partir de septembre 2015).

C’est à Eddy Maertens, Directeur depuis septembre 2017, que reviendra le privilège d’inaugurer les nouvelles installations le 17 novembre 2017 suite au déménagement effectué en septembre de la même année. A la rentrée 2018, la plateforme numérique Smartschool devient opérationnelle pour les élèves, les parents, les éducateurs, les enseignants et le personnel administratif de l’école ; dans le même ordre d’idées, toutes les classes de la section secondaire, sans exception aucune, sont définitivement équipées de tableaux blancs interactifs (TBI) avec projecteur et baffles permettant une utilisation optimale des outils numériques. L’école est ainsi prête à relever les défis du 21e siècle …